Yvette Lajeunesse
Omnipraticienne qui
exerce à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Elle est professeure
agrégée de clinique au Département de médecine familiale et responsable de
l’enseignement de l’éthique aux étudiants prédiplômés de l’Université de
Montréal. Coauteur du livre Bioéthique et culture démocratique, elle a publié
également quelques chapitres dans les livres suivants:
Questions d’éthique contemporaine. Éditions Stock, en 2007, ainsi que
Médecine et sciences humaines. Manuel pour
les études médicales, Éditions Les Belles Lettres, en 2007, révisé sous le
titre Médecine, santé et sciences humaines, en 2011. Elle est coauteur de quelques
articles dont les derniers: Concilier niveau
d’intervention médicale et soins proportionnés : mission impossible? dans
la revue Médecin du
Québec, en 2010, et Therapeutic privilege: between the ethics of
lying and the practice of truth dans le Journal of Medical Ethics,
en 2010.
Les dérives du NIM
Les échelles de niveau d’intervention médicale (NIM) introduites dans
les années quatre vingt se fondent essentiellement sur la
communication. Le but premier de cet outil est de déterminer
l’orientation des soins des patients dont l’évolution de la maladie
ou le pronostic vital laisse peu de place à une vie significative
pour eux. Le NIM est ainsi conçu sur la base d’un dialogue avec le
patient, ou en cas d’inaptitude avec son représentant tenant compte
des volontés du patient fondées sur la nature subjective de la
qualité de vie. L’établissement du NIM par le médecin doit répondre
aux exigences du consentement aux soins. En outre, le NIM sert
d’outil de communication entre médecins et équipes soignantes.
Ainsi, par le NIM inscrit au dossier, un médecin intervenant auprès
d’un patient qu’il voit pour la première fois peut d’emblée
connaître les souhaits du patient quant à l’intensité des soins. Il
pourrait ainsi décider de l’intervention la plus appropriée dans les
circonstances en fonction du NIM. La pratique actuelle semble
toutefois soulever de multiples interrogations. Le NIM doit-il
toujours être établi par le médecin? Est-il acceptable que le NIM
soit établi de façon unilatérale? Quelles sont les conditions
appropriées pour établir un NIM? Le NIM dispense-t-il de la
recherche d’un consentement éclairé à l’occasion d’un événement aigu
requérant un traitement spécifique? La présentation a pour but
d’apporter les précisions et éclaircissements permettant de répondre
à ces questions.
CMQ
Le niveau
d’intervention médicale (NIM) fait partie du traitement médical et,
à ce titre, relève de l’exercice de la médecine, tel que prévu à
l’article 31 de la Loi
médicale où l’on mentionne notamment que le médecin a comme
activité réservée de «déterminer le traitement médical» et
«prescrire le traitement médical». Prescrire un traitement est une
activité réservée en exclusivité au médecin, activité qui n’est
partagée avec aucun autre professionnel, tout comme établir un
diagnostic.

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Les experts invités :
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Me
Marie-Josée Bernardi, CSSS de Saint-Jérôme
Dre
Anne-Marie Boire-Lavigne, Université de
Sherbrooke
Me Daniel Boivin,
Association canadienne de protection médicale
Dr Serge Dupont,
Collège des médecins
Dre Yvette
Lajeunesse, Institut universitaire de gériatrie
de Montréal
Dre
Michèle Marchand, Collège des médecins
Mme Paule Savignac,
Hôpital Maisonneuve-Rosemont
Dre Julia Sohi,
médecin de famille au CSSS de Rouyn-Noranda
Mme Jocelyne
St-Arnaud, Université de Montréal
Date et lieu de l’évènement :
Le mercredi 30 mai 2012 de 13 :30 à 17 :00
Hôtel Delta Centre-ville
777, rue Université
Montréal (Québec) H3C 2Z7
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