Jocelyne Saint-Arnaud détient un Ph.D. en
philosophie et elle a fait un post-doctorat en bioéthique sous la direction de
Guy Durand qui a donné lieu à la publication
La réanimation cardio-respiratoire au Québec : statistiques, protocoles et
repères éthiques (Fides,1990). Durant sa carrière, elle a mené plusieurs
recherches subventionnées, notamment sur les enjeux éthiques liées à la limite
des ressources en transplantation d’organes et en dialyse. Elle a été présidente
du Comité d’éthique de la recherche des sciences de la santé à l’Université de
Montréal de 1997 à 2004. Elle est retraitée à titre de professeure titulaire de
la faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal depuis 2007.
Elle est maintenant professeure associée à cette faculté, de même qu’au
département des sciences des religions à l’UQAM. Elle a été la directrice de la revue Frontières de 2005 à 2010.
Elle enseigne dans les programmes de bioéthique à l’Université de Montréal
depuis 1993. Elle est chercheure invitée au Centre de recherche en éthique de
l’Université de Montréal (CREUM). Depuis 2005, elle est présidente du Comité d’éthique clinique de
l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Elle a publié de nombreux articles dans des
revues de renom et des livres dont :
Enjeux éthiques et technologies biomédicales : contribution à la recherche en
bioéthique, paru aux Presses de l'Université de Montréal, 1999 et
L’Éthique de la santé : Un guide pour l’intégration de l’éthique dans les
pratiques, paru chez Gaëtan Morin/Chenelière
Éducation en 2009.
Historique de la création de protocoles et de politiques de niveaux
d'interventions médicales
Les moyens techniques et médicamenteux développés en biomédecine depuis les
années 1950 permettent de faire vivre des personnes dont les capacités vitales
sont minimales, voire complètement nulles. Ces avancées ont changé notre relation à la mort et créé de nombreux
problèmes éthiques liés aux
décisions d’arrêt ou d’abstention de traitements maintenant les fonctions
vitales pour des personnes qui sont en fin de vie, en état de coma végétatif
persistant ou atteints de maladies chroniques dégénératives. Au cours des ans,
des politiques de non-réanimation ou de niveaux d’interventions thérapeutiques
ont vu le jour. Cette présentation retrace les grandes étapes du développement
de ces politiques : 1-Réponse du pape Pie XII aux demandes concernant la
réanimation faites par des anesthésiologistes en 1957;
2-Réponse du tribunal à la demande des parents de Karen Ann Quinlan de cesser
l’usage du respirateur en 1976; 3-Création de protocoles de non-réanimation et
de niveaux d’interventions médicales : Mac Master University Medical Center de
Hamilton en 1979, Beth Israël Hospital de
Boston en 1981 et Hôpital Sainte-Justice de
Montréal en 1982; 4-Position de la Commission présidentielle américaine pour
l’étude des problèmes éthiques en médecine et en recherche biomédicale et
comportementale, concernant la réanimation, en 1983; 5-Déclaration concernant
les malades en phase terminale par l’Association médicale canadienne en 1983;
6-Politiques hospitalières québécoises en 1987 : résultats d’une enquête; 7-
Protocoles de niveaux d’interventions médicales au Québec en 2012. L’évolution
de ces protocoles et politiques
montrent qu’en éthique clinique comme en recherche l’accent est mis sur les
volontés du patient apte pour prévenir ou gérer des situations éthiques
problématiques.
Conclusion
du Symposium sur les niveaux de soins
Les experts invités :
Pour voir les présentations des conférenciers, cliquez sur les liens ci-dessous.